Depuis quelques années, le CBD gagne en popularité en Europe et dans le reste du monde. Encore peu connu du grand public il y a quelques années, le cannabidiol attire aujourd’hui un nombre croissant de consommateurs. Les produits à base de cette molécule du chanvre sont autorisés dans de nombreux pays européens sous réserve du respect des seuils de THC applicables, notamment moins de 1 % en Suisse.
En conséquence, le nombre d’amateurs de CBD ne cesse d’augmenter. uWeed, une plateforme en ligne proposant une large sélection de produits CBD en Suisse, a souhaité partir à la découverte de ces consommateurs. En collaboration avec la Communauté d’intérêt Chanvre (CI Chanvre), nous avons donc interrogé 1 170 consommateurs de CBD en Suisse afin de savoir qui sont les personnes qui consomment du CBD, quels sont les produits qu’elles apprécient le plus, et quels sont leurs objectifs. Quelques mois plus tard, voici ce que nous avons appris !
Les motivations déclarées par les répondants
La première question de l’enquête portait sur les raisons pour lesquelles les répondants consomment du CBD. La détente arrive en tête (50 %), suivie du sommeil (46 %). D’autres motivations liées à la santé sont détaillées dans le rapport complet. Il s’agit des réponses des participants : elles décrivent leurs motivations, et non les effets du CBD.

À ce jour, aucune donnée scientifique à grande échelle ne permet d’évaluer l’efficacité du cannabidiol sur la santé.
Les amateurs de CBD ont un niveau d’études élevé
Un certain profil se dégage de notre enquête : le consommateur moyen de CBD aurait un niveau d’études plutôt élevé. En effet, près de la moitié des sondés suisses (41%) détiennent un diplôme universitaire ou d’une haute école (Bachelor, Master ou doctorat). Il s’agit d’un pourcentage bien au-dessus de la moyenne nationale de 31%. Cependant, ce n’est pas pour cela que les consommateurs de CBD roulent sur l’or : près de 40% auraient des revenus en dessous de 50 000 CHF par an. Une proportion relativement faible (16%) touche un salaire dit “élevé”, autrement dit plus de 100 000 CHF par an.

Ceci s’explique peut-être par l’âge relativement jeune des participants à notre enquête. 56% des sondés ont entre 18 et 40 ans, tandis que 22% ont plus de 50 ans. Par la même occasion, un peu plus de la moitié est actuellement en couple, et environ un tiers a fondé une famille.
La consommation de CBD est plutôt genrée
Non seulement les hommes sont plus nombreux à utiliser du CBD que les femmes, mais leurs manières d’en consommer diffèrent. En effet, deux tiers des répondants à notre sondage étaient de sexe masculin. De plus, plus d’un tiers des hommes consomme du CBD depuis plus de deux ans, contre seulement une femme sur cinq : les hommes seraient décidément les “early adopters” du marché du cannabidiol avec les séniors, dont presque un quart consomme du CBD depuis plus de trois ans. En revanche, près de la moitié des femmes consomme du CBD depuis moins de six mois. Les femmes seraient-elles l’avenir du CBD ?
Par la même occasion, les femmes déclarent connaître moins bien le CBD que les hommes. Elles estiment leur degré de connaissance de la molécule à 3.3 sur 5, contre 3.5 pour les hommes. Enfin, ces derniers ont tendance à privilégier les fleurs de CBD alors que les femmes, elles, optent davantage pour les huiles.
Les consommateurs achètent et s’informent en ligne
Nous avons également trouvé des différences homme/femme en ce qui concerne la manière de s’informer au sujet du CBD. En effet, les femmes seraient plus enclines à demander des informations à leur réseau familial, amical ou professionnel. Les hommes, quant à eux, se renseignent davantage par le biais des journaux en ligne et des réseaux sociaux.
De manière générale, les consommateurs de CBD recherchent des informations sur les recherches en cours et sur les différents produits disponibles sur le marché. Leurs sources principales sont les moteurs de recherche, les réseaux personnels, les sites de marques de CBD et les blogs spécialisés.
En ce qui concerne les habitudes d’acquisition du CBD, la majorité (74%) des consommateurs privilégie l’e-commerce, et ce n’est pas particulièrement étonnant – depuis le début de la crise sanitaire, les ventes au détail en ligne ont sensiblement augmenté. Parmi ces derniers, 58% optent pour des plateformes (ou CBD shop) multi-marques telles que la nôtre, 35% pour l’achat directement auprès d’une marque et 6% pour les places de marché de type Amazon ou Galaxus.

Les habitudes de consommation varient en fonction du produit
Deux produits dominent la consommation de CBD en Suisse : au cours des 30 jours précédant l’enquête, près de 60 % des répondants avaient consommé des fleurs de CBD et près de 50 % de l’huile de CBD.
Comme nous l’avons vu ci-dessus, la consommation de ces deux produits n’est pas la même en fonction du sexe du répondant. Mais il existe aussi des différences au niveau de l’acquisition. En effet, les personnes qui privilégient la fleur ont tendance à chercher à tester plusieurs produits différents, alors que les consommateurs d’huile de CBD sont plutôt fidèles à une marque lorsqu’ils trouvent celle qui leur convient. Par la même occasion, ces derniers tendent à se fournir en ligne plutôt que dans un magasin avec pignon sur rue, contrairement aux amateurs de fleurs. Ceci s’explique peut-être par le fait qu’il est plus facile de trouver de la fleur dans les magasins physiques, y compris les kiosques et stations service, que de l’huile.
Enfin, le CBD est pour certains propice à des moments de convivialité : 40% des sondés suisses consomment de la fleur séchée en compagnie d’autres personnes, contre 15% des consommateurs d’huile.
Les répondants et les autres substances
Nous avons souhaité savoir quel était le rapport des consommateurs de CBD aux substances illicites ou considérées comme étant des “drogues”. Rappelons que les produits à base de CBD ne sont pas considérés comme des “stupéfiants” tant que leur teneur en THC reste en dessous d’un seuil défini par les différentes législations européennes. Il s’avère qu’en Suisse, plus de la moitié des amateurs de CBD ne consomme pas de substances addictives ou illicites. Parmi les autres, la majorité (74%) consomme du tabac, près de la moitié du cannabis illégal et seulement un sur 10 d’autres drogues.
Nous avons aussi demandé aux consommateurs de THC s’ils continueraient à consommer du CBD en cas de légalisation du THC : plus de la moitié répondent oui.
Tous les résultats de l’enquête, motivations comprises, sont dans le rapport complet en PDF.
